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Visite du musée de l’atome de la centrale nucléaire à Chinon

07 mars 2025 Pays de la Loire

l’AICPRAT Pays de la Loire a visité le musée de l’atome de la centrale nucléaire de Chinon le mercredi 26 février 2025.

Cette visite guidée, limitée à 16 personnes par EDF a été réservée en moins de 24 h après sa parution sur le site de l’AICPRAT fin décembre 2024. Le groupe était composé de 10 adhérents en provenance des régions de Nantes, Tours et Cholet accompagnés pour certains de leur conjointe.
Nous nous sommes retrouvés au restaurant tout près de la centrale avec l’objectif ambitieux de déjeuner en moins d’une heure. En effet la visite commençait très tôt dans l’après-midi. Malgré cette contrainte le repas fut un moment d’échange, convivial et joyeux.

Après une arrivée du groupe au pas de course à l’accueil, le passage des sas et portiques de sécurité et le contrôle des « bio data’ » de chacun (procédure évidemment bien comprise par des Thalesiens), la visite a commencé en suivant le guide conférencier.
Le musée est intégré dans une sphère de 55m de diamètre qui culmine à 47 mètres de hauteur (8m sont enfouis sous terre) ; elle fut initialement le tout premier réacteur nucléaire à usage civil en France. Construit à partir de 1957, ce réacteur est entré en service en 1963 et a produit de l’électricité jusqu’en 1973. « La Boule » s’est progressivement reconvertie en musée de l’atome.
A titre de comparaison, ce premier réacteur de technologie UNGG (Uranium Naturel Graphite Gaz) était conçu pour délivrer environ 70 MW (les réacteurs actuels à eau pressurisée produisent environ 900 MW). Actuellement on compte 4 réacteurs de ce type en activité à la centrale de Chinon.
La centrale produit environ 5 % de l’électricité française et contribue à alimenter une bonne partie de la Bretagne qui avait refusé la construction d’une telle installation sur son territoire.
Le conférencier a bien insisté sur les différences entre les technologies, de l’UNGG à l’EPR en soulignant l’importance du site d’exploitation (proximité avec l’eau, mesures antisismiques, mesures renforcées anti inondations depuis l’accident de Fukushima, …).
La visite de la boule constitue un voyage dans le temps, et suscite l'admiration pour ces ingénieurs et chercheurs qui ont construit les fondations d'une des plus belles industries françaises.