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La belle histoire de Thales - Saison 4 - Épisode 10

Thales international

Australie

1986, Thomson Sintra ASM crée une filiale, TSP (Thomson Sintra Pacific), dans le cadre d’un appel d’offres pour l’équipement des six futurs sous-marins de la classe Collins. Son système Scylla, monté sur la coque, est retenu. Une partie en est fabriquée localement dans les installations de North Ryde, près de Sidney.

1988, TSP reçoit un nouveau contrat pour une flûte remorquée ainsi qu’une commande de matériel de mesure pour la Nouvelle-Zélande. 

1990, dans un contexte de vive concurrence, TSP obtient un autre contrat important pour la fourniture de dix sonars de coque Sphérion, destinés à équiper les futures frégates Anzac australiennes et néo-zélandaises. 

1994, TSP reçoit la commande des sonars 2093 qui doivent être montés sur les six chasseurs de mines de la classe Huon. Les effectifs atteignent alors 120 personnes. 

1996, TSP fusionne avec la filiale locale de GEC, GEC-Marconi Systems Pty, pour former TMS Pty que Thomson-CSF ne contrôle plus qu’à 51 % mais dont les effectifs approchent 500 personnes en 1998. TMS Pty reçoit une commande de Western Geophysical pour un nouveau type de flûte sismique remorquée pour l’exploration pétrolière off-shore qui va représenter une part importante de son chiffre d’affaires par la suite. 

1999, un nouveau contrat de modernisation de six frégates FFG-7 de la classe Adelaide, va permettre, toutefois, de poursuivre le développement et la production de matériel militaire. Chaque frégate doit en effet recevoir trois équipements : un sonar Sphérion de nouvelle génération, un dispositif anti-torpille Sea Defender et un sonar d’évitement de mine Petrel.
TMS produit également la bouée Barra et mène plusieurs programmes de R&D sur fonds propres ou avec l’aide du DSTO, le service de recherche du ministère de la défense. Le chiffre d’affaires total pour l’année 2000 atteint 120 millions de dollars australiens soit soixante-dix millions d’euros. 

2001, à la suite du rachat à BAE Systems des parts initialement détenues par GEC dans son capital, TMS devient Thales Underwater Systems (TUS) Pty. Son capital est entièrement détenu par le Groupe.

Dans le domaine du contrôle de la navigation aérienne, Thomson-CSF était surtout présent sur le marché australien, par ses navaids jusqu’à la fin des années quatre-vingt. En particulier, des équipements ILS (Instrument Landing Systèmem) y sont importés, puis fabriqués sous licence par Australian Consolidated Industries. 

1989, la société reçoit la commande d’une série de radars secondaires monopulse de surveillance. Elle fonde la filiale TRAC (Thomson Radar Australia), qui s’implante d’abord à Canberra puis à Melbourne. 

1993, TRAC se voit attribuer la responsabilité du programme TAATS (The Australian Advanced Air Traffic Systems) qui comprend l’ensemble du système de contrôle de la navigation aérienne pour la zone australienne, soit 11 % de la surface du globe. Le contrat est signé au début de 1994. Le système complet devient opérationnel en mars 2000. TRAC, devenue Thales ATM Pty, joue un rôle important dans toute la région, Indonésie, Fidji, Corée, Singapour et Maurice.

1998, Thomson-CSF fait l’acquisition des activités australiennes de simulation de Wormald Technology, à Sidney, qui devient plus tard Thales Training & Simulation (TTS Pty). Cette société livre le simulateur de mission de l’avion de reconnaissance et d’attaque F-111C, qui est installé sur la base d’Amberley, près de Brisbane.

Dans le secteur naval, TTS Pty produit des équipements de mesure et de contrôle de propulsion pour les sous-marins de la classe Collins et fabrique, sous licence Bofors, les véhicules sous-marins téléguidés des chasseurs de mines Huon.

ADI (Australian Defence Industries) est créée par le gouvernement australien, vers 1990, sous forme d’une société nationale reprenant l’ensemble des arsenaux. ADI acquiert, en 1991 et en 1996, deux firmes qui lui apportent leur expérience des systèmes de télécommunications et d’informatique : Universal Defence Systems et Stanilite Electronics. 

1996, le gouvernement décide de privatiser ADI et lance un appel d’offres pour la reprise de son capital. Thomson-CSF, associée à la firme australienne Transfield, fondée en 1956, est retenue en 1999. Jean-Georges Malcor, jusqu’alors responsable de TMS Pty, devient Directeur Général.

En 2004, Thales a quatre grandes filiales industrielles en Australie :
•    ADI Ltd, société commune avec Transfield (effectif propre) 2 400 personnes
•    Thales Underwater Systems, Pty 600 personnes
•    Thales ATM Pty 100 personnes
•    Thales Pacific Pty 100 personnes

2006, le gouvernement fédéral australien annonce qu’il autorise le conglomérat régional Transfield Holdings à vendre sa participation de 50 % dans ADI aux participations australiennes du groupe Thales, la branche australienne de la société française de génie militaire. En conséquence, toutes les activités d’ADI sont acquises par la société qui deviendra Thales Australia.

2010, Thales Australia emploie 3 300 personnes réparties sur 35 sites, dont la majorité est basée en Nouvelle-Galles du Sud et dans l’État de Victoria. Environ 65 % de l’activité de l’entreprise concerne le secteur de la défense, le reste dans les secteurs des transports, de la sécurité et de l’aérospatiale. 

En 2024, Thales Australia emploie 4800 collaborateurs sur 35 sites et a exporté 1,6 milliard de dollars au cours des 10 dernières années.